Réponse de la Coalition pour la culture et les médias à la vision de Patrimoine canadien

Les organisations regroupées dans la Coalition pour la culture et les médias sont déçues par la proposition floue et l’incohérence de la vision du gouvernement canadien pour un Canada créatif. Alors que tous attendaient des réponses concrètes à leurs préoccupations criantes concernant la pérennité et le rayonnement de la culture et des médias nationaux à l’ère numérique, c’est une vision partielle et incomplète qui consacre une iniquité fiscale unanimement décriée.

La coalition abonde dans le sens de ceux qui ont critiqué les propos de la ministre du Patrimoine canadien depuis quelques jours.

Le milieu culturel salue la détermination du ministre Fortin pour sa prise de position sur l’équité fiscale et réglementaire

La coalition qui a lancé la semaine dernière un manifeste pour la pérennité
de l’expression culturelle et des médias nationaux à l’ère numérique tient à saluer la déclaration du ministre de la
Culture et des Communications, M. Luc Fortin, à l’effet que Québec pourrait agir seul si Ottawa n’intervient pas.

Les organisations qui ont initié ce mouvement se sont déclarées très satisfaites que les représentations
qu’elles ont faites individuellement et collectivement aient convaincu le ministre de prendre parti en faveur
de l’équité fiscale et réglementaire. Nous ne pouvons que partager le point de vue de M. Fortin sur le rapport
de force et le cadre réglementaire que les États doivent imposer à tous les intervenants, incluant les
multinationales du numérique.

Une coalition sans précédent lance un manifeste pour la pérennité de l’expression culturelle à l’ère numérique

Une coalition sans précédent lance un appel urgent aux gouvernements afin qu’ils interviennent sans tarder pour solidifier les assises de notre écosystème culturel et médiatique. Constatant l’iniquité croissante dans l’industrie des communications, les signataires du manifeste intitulé « CONTINUITÉ – ÉQUITÉ – SOUTIEN » jettent les assises qui doivent guider le développement de nouvelles politiques.

« D’une part, des multinationales (Google, Apple, Facebook, Amazon, Netflix, Spotify, etc.) offrent des services permettant d’accéder à une multitude de contenus, mais sans être soumises aux mêmes règles que les entreprises québécoises et canadiennes en matière de fiscalité, de taxation et de réglementation. D’autre part, des fournisseurs d’accès Internet (FAI) et des fabricants d’appareils électroniques donnent accès à la musique, aux productions audiovisuelles et aux livres numériques, sans contribuer à financer la création dont ils tirent profit », d’expliquer le manifeste.